Conflit en Iran : quels effets pour les entreprises nordistes cotées en bourse ?
Pas moins de 7 entreprises nordistes sont côtés à la bourse de Paris sur les indices Euronext et CAC40. Face à l’incertitude des investisseurs, comment ont réagit les cours des actions de la région au déclenchement du conflit ?
Ce qui était annoncé a bien eu lieu. L’onde de choc du déclenchement de la guerre en Iran dans la matinée de samedi se fait ressentir jusque dans les salles de vente des grandes bourses mondiales. Il est 9h, la bourse de Paris s’éveille groggy des événements du week-end. Les premières frappes sont intervenues alors que les marchés étaient fermés, les financiers français attendaient avec crainte l’ouverture des principaux indicateurs des entreprises hexagonales. Vers 9h50, le CAC 40 qui regroupe les 40 plus grandes entreprises françaises perdait 1,88% à 8 419,86 points, en recul de 160,89 points.
Quels résultats pour les entreprises du Nord ?
Les grandes entreprises nordistes cotées en bourse ont, pour la plupart, suivi la tendance baissière. Parmi les perdants de la journée, Vallourec, ses produits étant en partie destinés à l’industrie pétrolière. L’action de la multinationale spécialisée dans les tubes en acier accuse une baisse de 1,32%. Du coté du leader du légume industriel Bonduelle, le conflit vient renforcer une baisse déjà entamée avant le week-end. Echangée à 10.2 $ ce jeudi, l’action a atteint 8.6 $ ce matin. À signaler également les mauvais résultats de l’entreprise de biotechnologie médical Genfit (-5,77%) et du spécialiste des bornes de recharge pour véhicules électriques DTB (-13,88%), qui subissent les inquiétudes généralisées des investisseurs.
Certaines actions de la région échappent cependant à la baisse comme l’hébergeur de cloud OVH et le spécialiste en logistique Acteos.
Une baisse franche mais limitée au niveau national
La chute globale annoncée reste pour le moment contenu sur le plan national. Profitant de la diversification des secteurs représentés, la bourse de Paris limite la casse. D’un côté l’aérien, le tourisme, le luxe et l’automobile pâtissent des craintes liées aux perturbations du commerce mondial et à la flambée des prix du pétrole. De l’autre, l’énergie et la défense compensent par une nette progression. Une situation qui reste néanmoins remplie d’incertitudes. L’indice VIX, surnommé l’indice de la peur, calcule les craintes de investisseurs et ainsi la volatilité du marché. Ce lundi, il atteint un record en six mois de 22,81 points. Avec des changements continus, il reste difficile de prévoir les mouvements boursiers des prochains jours. l’ouverture de Wall street à 15h30 risque d’encore faire évoluer les cours mondiaux.
Clément Lesterlin
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